PRÉLIM COUPES CAF: LES RAISONS D’UNE ÉLIMINATION PROGRAMMÉE

Le coach SIBABI s’exprimant après la victoire d’Unisport devant Coton Sport

Les représentants togolais en coupes continentales ont été tous deux éliminés aux stades des tours préliminaires, Asko de Kara en Ligue des Champions et Unisport en coupe CAF.

Et pourtant à entendre le coach Ametokodo après le match aller, sa formation a les clés pour passer au tour suivant. Malheureusement, les Kondonnas ont échoué. Ce sont donc les ivoiriens de Racing d’Abidjan qui continuent l’aventure grâce au but marqué à l’extérieur.(1-0 aller et 2-1 retour). La moisson a été aussi mauvaise pour l’autre représentant togolais en coupe CAF, Unisport dont la victoire (1-0) à Garoua face au Cotton Sport a été insuffisante pour remonter le handicap de deux buts encaissés à l’aller.

Trois ans donc après l’exploit de Togo Port qui a réussi à entrer en poule, les équipes togolaises n’arrivent plus à faire rêver les supporters. Et les causes de ces échecs sont les mêmes comme dans les années précédentes, sauf que cette année-ci, COVID-19 s’est invitée au Togo.

Comme de coutume, nos deux représentants se sont soumis à cette pratique qui consiste à se renforcer en recrutant ici et là des joueurs et ou des membres du staff (C’est à croire que ceux qui les ont aidés à remporter le titre ne sont pas capables de faire le jeu…). Force est de constater que depuis qu’ils se donnent à cette pratique les résultats ne suivent pas. Cela devrait normalement faire réflechir les dirigeants et les pousser à changer de formule. Mais jusque là rien n’est fait et la pratique se perpétue. L’autre raison qui peut expliquer l’élimination de nos deux représentants est la pandémie du COVID-19. Depuis que cette maladie a été détectée sur la terre de nos aïeux, tout est à l’arrêt. Si à côté les compétitions ont déjà repris permetant aux équipes de se mettre dans le bain, ce n’est pas encore le cas ici et nos équipes engagées dans des compétitions continentales ont toutes les difficultés du monde à se préparer. Selon les spécialistes, après un si long arrêt (plus de neuf mois), il faudrait un temps conséquent de préparation pour permettre aux athlètes de revenir à leur meilleur niveau. Malheureusement, Asko ou Unisport n’ont eu que quelques jours de préparation ce qui est insuffisant et a conduit à leur retour à la case départ même s’ils n’ont pas été ridicules.

Une fois encore la tradition est respectée avec l’élimination de nos deux représentants en coupes africaines comme en 2018 ou encore en 2019. Aujourd’hui, il urge de tirer à tête reposée les leçons de ces échecs répétitifs et trouver une formule afin de conquérir l’échiquier footballistique continental. Si rien n’est fait nous nous retrouverons toujours ici, au même point de départ. Ne dit-on pas que les mêmes causes produisent les mêmes effets?